On n'améliore que ce que l'on mesure.
Ratio entre les revenus des 10% les plus riches (D10) et des 10% les plus pauvres (D1), avant et après redistribution.
Sélectionnez les mesures d'économie qui vous semblent pertinentes. Chaque rectangle a une surface proportionnelle au rendement brut. Le rectangle intérieur = gain net, une fois retranchés les coûts de destruction économique. Cliquez pour sélectionner et remplir la jauge du déficit.
📖 MéthodologieLe MCPF (Marginal Cost of Public Funds, ou « coût marginal des fonds publics ») mesure combien coûte réellement à l'économie chaque euro récupéré par l'État. C'est le concept le plus important de ce tableau.
En clair : quand l'État prélève 1 € d'impôt, il ne prend pas simplement 1 € dans une poche pour le mettre dans une autre. Le prélèvement modifie les comportements des agents économiques — travailler moins, investir ailleurs, optimiser, frauder, fuir — et ces réactions détruisent de la valeur. Le MCPF mesure cette destruction.
Exemple concret : si l'ISF a un MCPF de 1.8, cela signifie que pour récupérer 1 € d'ISF, l'économie perd 1,80 € de valeur. L'État gagne 1 €, mais la société a perdu 0,80 € de richesse nette. C'est un jeu à somme négative.
Pourquoi ça varie autant ? Tout dépend de la mobilité de la base taxée :
Règle d'or : un MCPF < 1 est miraculeux (l'investissement se rembourse), 1.0 est neutre (coupes de dépenses), 1.0-1.3 est raisonnable (taxes à base large), > 1.5 est destructeur (bases mobiles, évasion). Au-delà de 2.0, on détruit plus qu'on ne récupère car le déficit induit (pertes × 45% de PO) dépasse le gain.
Surface des rectangles : proportionnelle au rendement brut de chaque mesure. Le rectangle intérieur coloré représente le rendement net. Le ratio des surfaces = efficacité réelle de la mesure.
Déficit induit : la différence brut − net = valeur économique détruite (perte sèche MCPF + déversement social). Cette destruction réduit le PIB, donc les recettes fiscales (~45% de taux de PO). Le déficit à combler grossit de pertes × 45%. C'est pourquoi les mesures à MCPF élevé sont des « pièges » : elles creusent le trou en même temps qu'elles essaient de le combler.
Le périmètre maximaliste (Sénat/IRES) inclut TOUS les allègements de cotisations (75 Md€), niches IS/TVA (88 Md€), subventions directes (7 Md€) et BPI (41 Md€). Le HCSP retient 112 Md€. Le périmètre européen (« aides d'État ») = 45 Md€. En clair : 80% des « aides » compensent des taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés d'Europe. Le modèle couvre ~137 Md€ sur 211.
155 Md€ soit 5,4% du PIB. Dette = 3 482 Md€ = 117,4% du PIB (Q3 2025).
Sources : France Stratégie, IPP, Cour des Comptes, COR, IFRAP, IGF, DREES, IRES/Clersé, HCSP, Vernimmen, Bozio-Wasmer 2024, I4CE, EESRI 2023, DG Trésor, Eurostat, Insee, Sénat (Gay 2025, Vermeillet 2025), Unédic, CNAF, HCFiPS, LFSS 2026, PLFSS 2026, CNAM, Vie-publique.fr, Voies et Moyens PLF 2026, OFCE, FIPECO, LFI 2025, FFA.
Découpler la natalité française des tendances mondiales en créant un écosystème favorable.